vendredi 26 décembre 2014

Il y a plus de deux ans, lorsque j'ai fais une dépression, j'avais écris un texte que j'ai retrouvé dans mon cellulaire ce matin. Cela m'a donné le goût de vous partager mes états d'âme, simplement.



Si j’étais belle, la vie serait tellement plus facile. C'est vrai, on ne le réalise pas toujours mais les gens beaux ont en partant une longueur d'avance. Jeunes, ils font partis de la clique des populaires, ce qui leur donne une certaine confiance en eux, qui au fils des années se renforce. Adultes ils seront de ceux que l'ont désirent ou adulent, la beauté extérieur est en quelque sorte un laisser passer gratuit pour la réussite.
Vous allez me dire, ça sonne vraiment comme une complainte d'une fille pas vraiment belle. Oui et non je vous dirais. Par exemple, avez vous déjà vu une chanteuse pas forcément belle, j’entends aussi par la avec un physique non conforme aux moules de notre société qui prétend que passé la taille 13 nous sortons de cette normalité. Bref, les exemples sont rares de réussites de ses filles la.
Mais mon point n'est pas la.
Quand je dis si j'étais belle tout serait plus simple, la raison est que   n'ayant pas fait partie des populaires plus jeune, et n’étant pas conforme au moule établie par notre société, je me suis fait écœurer assez souvent. Tu ressemble à un garçon, t'es moche, t'es bizarre, t'es différente, au final tout ça finit par te rentrer dans la tête, et à l'âge adulte, tous ces reproches se sont transformés en gros problème de confiance en soi.
Ce problème influe sur ma vie tant professionnel que personnel. Pas assez bonne pour réaliser ceci où cela, pas assez jolie pour l’intéresser, trop grosse pour s'habiller de telle façon. Au final on apprend à se fondre dans la masse, à devenir presque transparent, mais avec un profond désir d'être secouru.
Un jour vous faite une dépression, vous ne supportez plus de faire le métier que vous aimez (pour ma part, je suis photographe), car vous ne supportez plus ces gens qui affichent leur bonheur sans impunité, quand vous, vous luttez pour y avoir le droit à ce maudit bonheur.
Finalement à la longue, on se résout à abandonner cette fameuse course au bonheur puisque de toute façon on vous en empêche.
Mais qui l'empêche??
Inconsciemment on se le refuse à nous même, de peur d'être encore une fois blessé, trahi, c'est plus facile de ne pas s'impliquer pour ne pas souffrir, mais parallèlement l'envie n'y manque pas, de pouvoir se libérer de cet emprise que notre esprit à sur nous, et de juste profiter!
Bref, si j'étais belle tout serait plus facile...



La suite au prochain épisode.

E

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